Bienvenue dans l'histoire de la création des chaudoudous, la nouvelle série d'articles du blog des Tricots-chamanes des Mantras tricotés
Laissez-moi vous partager le conte des chaudoudous ...
Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s’appelaient par leur prénoms et la plupart des Mamans avaient deux ou trois enfants, et même bien davantage. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d’amis. Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là. Chaque enfant, à sa naissance recevait un sac plein de chaudoudous … Le sac était magique et les chaudoudous se renouvellaient chaque fois qu'on piochait dedans. Ils étaient donc inépuisables. Les chaudoudous étaient très appréciés : chaque fois que quelqu’un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout. Ceux qui n’en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même ils en mouraient.
Les gens échangeaient les chaudoudous facilement. Lorsque quelqu’un en avait envie, il s’approchait de toi et te demandait : « Je voudrais un chaudoudou ! » .Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudous de la taille d’une petite main d'enfant. Dès que le chaudoudou voyait le jour, il commençait à sourire et à s’épanouir en un grand et moelleux chaudoudou. Tu le posais alors sur l’épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.
Les gens n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudou et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l’on en voulait. Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux.
Je dis « presque », car la famille Maldephoa n’était pas contente de voir les gens échanger des chaudoudou. Les Maldephoa qui était même très en colère : les gens heureux personne n’achètent jamais de philtres, ni de potions, alors ils décidèrent que cela devait cesser et imaginèrent un plan très méchant.
Un beau matin, Maldephoa fille s‘approcha de Timothée, un enfant voisin, et lui parla à l’oreille tandis qu’il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement. Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudous que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais si elle continue comme cela, il n’en restera plus pour toi ! ». Timothée s’étonna : « Tu veux dire qu’il n’y aura plus de chaudoudous dans notre sac chaque fois que nous en voudrons un ? ». « Absolument ! répondit l'épouventable Maldephoa : quand il n’y en a plus, c’est fini ! ». Et la sorcière s’envola en ricanant sur son balai. Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d’un chaudoudou à quelqu’un d’autre que lui, il avait peur qu’il ne lui en reste pas. Et si la vilaine fille avait raison ? Il aimait beaucoup les chaudoudous de Marguerite, et l’idée qu’il pourrait en manquer l’inquiétait profondément, et le mettait même en colère. Il se mit à la surveiller pour ne pas qu’elle gaspille les chaudoudous en distribuant trop aux enfants ou à n’importe qui.
Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudou à quelqu’un d’autre que lui. Comme marguerite l’aimait beaucoup, elle cessa d’offrir des chaudoudous aux autres et les garda pour lui tout seul. Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n’était vraiment pas bien de refuser des chaudoudous à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudous. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu’ils donnaient trop de chaudoudous aux autres, ils s’en plaignaient. Ils étaient inquiets à l’idée que leurs parents gaspillent les chaudoudous.
La vie changea rapidement ! Le plan diabolique des infâmes Maldephoa marchait ! Les gens s’arrêtèrent de sourire, d’être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudous. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à l'horrible père Maldephoa. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n’avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant, les Maldephoa ne voulaient pas que les gens meurent ! Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien leur acheter. Alors, ils adaptèrent leur plan... et falsifièrent les chaudoudous : un sac ressemblant, mais froids (pas chaud). Des petites boules froides et piquantes à la place des chaudoudous ... Ils en distribuèrement partout !
Ces froids-piquants rendaient pas ceux qui les recevaient froids et hargneux. Cependant, c’était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. A partir de ce moment là, lorsque quelqu’un disait : « Je voudrais un chaudoudous », ceux qui craignaient d’épuiser leur réserve de chaudoudous répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudous, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».
Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu’elles allaient s’offrir des chaudoudous, mais l’une d’elles changeait soudain d’avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens ne mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile ! Les chaudoudous, qui au début étaient disponibles comme l’air que l’on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n’importe quoi pour en obtenir.
Avant l’arrivée de la famille Maldephoa, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudous, se faire plaisir sans compter. Sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudous. Maldephoa, les avait poussés à conserver les chaudoudous pour eux : ils restaient par deux et gardaient les chaudoudous l’un pour l’autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudous à une autre personne, ils se sentaient coupables, sachant que leur partenaire souffrirait du manque. Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudous étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.
Les chaudoudous étaient devenus si rares que certains prenaient des froid-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudous. Mais ces faux chaudoudous compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudous, elles s’attendaient à ressentir une douce chaleur et s’en réjouissaient à l’avance et au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s’être données de vrais chaudoudous, plus personne n’y comprenait rien ! Evidemment comment comprendre que ces sensations désagréables étaient provoquées par les froid-piquants déguisés en chaudoudous ? La vie est bien triste !
Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Maldephoa leur avait fait croire qu’un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudous désespérément vides.
Mais écoutez ce que la vie et les Esprits firent pour arranger les choses ...
Une femme pleine de force, de gaité, et d'espoir, ayant traversé mille tempêtes connaissait un secret pour avoir des chaoudoudous en abondance ... Elle utilisait de la laine pour créer des chaudoudous avec des mantras tricotés ... Dans le secret de son cœur, résidait une formule de connexion au bonheur, qu'elle savait instiller dans le tricot maille après maille ... Quand elle arriva alors dans ce triste pays, elle se mis au travail pour distribuer des chaudoudous en abondance sans crainte d’en manquer. Elle en créait de toutes sortes, des petits, des moyens ... Elle aimait les personnaliser pour qu'ils correspondent à chacun et redonnent de la force, de l'espoir, de la chaleur, de la douceur, à chaque cœur, pour chaque personne quel que soit son âge : adulte ou enfant. Elle en fit pour ses propres enfants, son propre mari, puis d'autres gens ... Alors elle créa son compte Instagram pour partager les photos de ses réalisations (en tricot ou crochet) et donner envie à ceux qui voudraient de lui en acheter ...
Elle aurait aimé les offrir gratuitement... Mais beaucoup de grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer des lois. Car la méchante famille Maldephoa avait infiltré les états. Et la gentille créatrice des tricots-chamanes-chaudoudous devait se cacher, payer la laine, les charges, et tout un tas de choses plus chères les unes que les autres ... Donc elle était obligée de les vendre. Mais, elle était persuadée qu'un jour, elle serait reconnue pour son talent, et que ses chaudoudous tricotés, feraient l'unanimité. Elle avait en plus de l'ingéniosité : comme elle connaissait les Maldephoa, elle camouflait ses mantras dans les mailles des tricots chamanes, et les faisait passer pour des vêtements ou accessoires ordinaires ... Tous doux, discrets, avec de belles matières ... des jolis points, des designs originaux ... mais pleins de belles énergies cachées ! Héhéhé ...
Malgré toutes les difficultés, elle aimait créer des tricots chamanes chaudoudous de toutes sortes ... sans avoir peur d’en manquer, ni de dépendre de quelqu'un d'autre pour offrir un/des chaudoudous. De nouveau, les humains avaient accès aux chaudoudous, et pouvaient redevenir liés avec leur enfant intérieur, tout chaud, tout doux ... En toute discrétion et simplicité.
P.S. : le conte original n'est pas tout à fait le même puisque j'ai changé l'histoire pour la coller à la mienne ...
Vous avez aimé cette histoire ? Rendez-vous la semaine prochaine !
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